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11 rue de Rivoli à Nice : histoire et regard immobilier

Posted by Jean on September 15, 2026
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11 rue de Rivoli à Nice : visuel fourni d’un salon mouluré, correspondance au lot non authentifiée

Deux initiales peuvent-elles raconter un immeuble ? Au 11 rue de Rivoli à Nice, la piste historique la plus précise mène à une ancienne « Maison Carmien ». Derrière cette appellation apparaît une adresse de la Belle Époque, née dans un quartier où l’on venait séjourner autant qu’habiter. Une vente du 3 décembre 2025 — 993 950 € pour un appartement de 128 m² — lui donne aujourd’hui un autre éclairage, celui de sa valeur immobilière.

11 rue de Rivoli à Nice : la piste de la Maison Carmien

La fiche architecturale PSS consacrée au numéro 11 rapporte une demande de construction déposée en 1909 par Raymond Caressa et situe la réalisation vers 1910. Elle cite la cote 2 T 225-13 des Archives municipales. D’après cette même source, l’immeuble aurait rapidement été revendu à Pierre Carmien, dont les initiales entrelacées « PC » figureraient au-dessus de l’entrée.

Cette identification reste une piste documentée par une source secondaire : le permis et les matrices cadastrales cités n’ont pas été consultés directement pour cet article. Elle permet de situer l’édifice autour de 1910, sans transformer une date approximative en année d’achèvement certaine. Raymond Caressa y est présenté comme maître d’ouvrage ; le nom de l’architecte demeure à établir.

Une architecture à lire au-delà des moulures

L’intérêt d’un immeuble ancien ne se résume pas au nom porté par son entrée. Il se lit dans la composition de la façade, les circulations, les volumes et la relation entre les pièces. Pour le numéro 11, les documents consultés ne permettent pas encore de reconstituer les distributions d’origine ni les campagnes successives de travaux. Attribuer une rénovation, une surélévation ou une division d’appartement à une date précise serait donc prématuré.

Le visuel fourni pour ce dossier montre un intérieur aux plafonds richement moulurés, avec des encadrements décoratifs, une large ouverture entre deux pièces et un parquet à motifs. Ce vocabulaire évoque les espaces de réception d’un habitat bourgeois. Il constitue ici une lecture de l’image, pas une expertise du bâtiment : la photographie n’est pas authentifiée comme une vue du lot vendu et ne permet pas de dater les décors.

C’est une distinction utile lors d’une visite. Un plafond peut avoir été restauré, une ouverture agrandie et un plan remanié. Comprendre ce qui subsiste de l’état initial exige de confronter l’intérieur aux plans anciens et aux travaux documentés. Le charme visible raconte une ambiance ; l’histoire matérielle demande d’autres preuves.

Autour de 1910, une rue de séjours et de résidences

Le contexte du 11 rue de Rivoli à Nice est plus solidement documenté à l’échelle de son voisinage. La Ville de Nice date la Villa Masséna de 1898–1901. Résidence d’hiver de Victor Masséna, petit-fils du maréchal, elle est construite par Hans-Georg Tersling ; Aaron Messiah participe également au décor intérieur. Le domaine sera donné à la ville en 1919, puis le musée inauguré en 1921.

Au numéro 10, l’Inventaire général du patrimoine situe l’installation de la Pension Hachard vers 1907. Il associe la construction à Jean-Baptiste Blanchi d’après le témoignage de ses descendants. L’établissement devient le Pavillon de Rivoli dès 1913. Cette petite hôtellerie rappelle que la rue accueillait aussi des séjours à une échelle plus intime que celle des grands établissements.

Ces repères dessinent un paysage varié : demeure privée, pension et immeuble résidentiel appartiennent au même environnement, sans partager nécessairement un concepteur. Ni Tersling, ni Messiah, ni Blanchi ne peuvent être désignés comme l’architecte du numéro 11 sur cette seule proximité. Notre dossier sur la rue de Rivoli et la Belle Époque prolonge cette lecture à l’échelle de la rue.

Trois détails qui enrichissent l’histoire de la rue

Une mémoire militaire dans une résidence d’hiver

À la Villa Masséna, la bataille de Rivoli du 14 janvier 1797 apparaît dans une peinture commandée en 1901 à Paul-Louis-Narcisse Grolleron. La notice municipale des salons historiques documente ce décor. L’épisode militaire et sa représentation sont séparés de plus d’un siècle : le quartier entretient une mémoire, il n’est pas pour autant un ensemble construit sous Napoléon.

Un cinéma installé au cœur d’un ensemble immobilier

Au numéro 4, le Rialto ouvre en juin 1927. Selon l’Inventaire consacré au cinéma, Albert Galli conçoit un ensemble associant logements et salle en cœur d’îlot. La partie bâtie au-dessus de son entrée ne sera réalisée que dans les années 1950. La rue continue donc à se transformer après la Belle Époque, jusque dans la profondeur de ses parcelles.

Des propriétaires ne sont pas nécessairement des habitants

La mention d’un propriétaire dans une histoire immobilière ne prouve pas qu’il résidait sur place. Pour le numéro 11, aucun séjour d’une personnalité célèbre n’a été confirmé par les sources consultées. Le voisinage de résidences prestigieuses ne suffit pas à en déduire une adresse personnelle. Cette histoire gagne à conserver ses zones ouvertes plutôt qu’à emprunter les célébrités des bâtiments voisins.

La vente de 128 m² : ce que disent les 993 950 €

Les données communiquées pour cette étude décrivent une vente le 3 décembre 2025, concernant un appartement de quatre pièces, de 128 m², avec dépendance, pour 993 950 €. Le relevé secondaire CotImmo pour la rue de Rivoli reprend la même adresse, la même date, le même montant et la surface de 128 m². Il s’agit d’une transaction rapportée, et non d’un prix d’annonce.

Le calcul est simple : 993 950 ÷ 128 = 7 765,23 €/m², soit environ 7 765 €/m². Ce quotient rapporte le montant communiqué à la surface de l’appartement. La dépendance est signalée, mais sa nature et sa valeur propre ne sont pas précisées ; aucune ventilation du prix ne peut donc être proposée.

Une autre reprise publique, Flatway, affiche 128,47 m² pour cette date et ce montant. Nous conservons ici les 128 m² fournis, sans les qualifier de surface Carrez. L’acte et le relevé primaire permettraient de préciser les définitions de surface. Les caractéristiques de la mutation n’ont pas été vérifiées directement dans le fichier source de la DGFiP.

Ce prix constitue un repère ponctuel. Il ne fixe ni la moyenne actuelle de la rue, ni la valeur de tous les appartements de l’immeuble. Il ne permet pas davantage de calculer une hausse ou une baisse en rapprochant deux ventes de même surface sans avoir établi qu’elles concernent le même lot.

Une adresse patrimoniale, des valeurs qui restent individuelles

La rue bénéficie d’un environnement qui associe le front de mer, la rue de France, les jardins de la Villa Masséna et un tissu de logements, de commerces et d’hôtels. Cette proximité explique l’intérêt d’étudier le quartier pour un projet résidentiel. Elle ne mesure pas, à elle seule, la qualité d’un appartement précis.

Au 11 rue de Rivoli à Nice, interpréter la vente demanderait notamment de connaître l’étage, l’ascenseur, l’exposition, les vues, l’état intérieur et les charges. Le DPE, les travaux de copropriété et les éventuelles nuisances compléteraient cette lecture. Aucun de ces éléments n’est déduit du visuel fourni.

L’approche FranceNest consiste à relier les qualités patrimoniales aux conditions réelles d’habitation, puis à sélectionner des transactions comparables. Une façade et une histoire peuvent contribuer à l’attrait d’une adresse ; leur effet sur le prix ne s’isole pas par une prime automatique. Les 993 950 € de décembre 2025 deviennent ainsi un point de départ pour comprendre le bien, plutôt qu’une promesse commerciale.

Visuel fourni pour ce dossier : intérieur à décor mouluré. Son auteur, sa date et sa correspondance exacte avec le lot vendu ne sont pas authentifiés.

Questions fréquentes

De quand date le 11 rue de Rivoli à Nice ?

PSS situe sa construction vers 1910 et rapporte une demande déposée en 1909, en citant les Archives municipales. Le document original n’a pas été consulté directement pour cet article.

Qui a conçu l’immeuble ?

L’architecte n’est pas établi par les sources consultées. Il serait incorrect d’attribuer l’immeuble à un architecte connu du quartier uniquement en raison de la proximité de ses réalisations.

Des habitants célèbres sont-ils connus à cette adresse ?

Aucun séjour d’une personnalité célèbre au numéro 11 n’a été confirmé. Une mention de propriété ne prouve pas une résidence personnelle.

Comment obtient-on le prix de 7 765 €/m² ?

Il résulte de 993 950 € divisés par les 128 m² communiqués, soit 7 765,23 €/m². La dépendance n’étant pas valorisée séparément, ce quotient reste un indicateur global de la transaction.

Cette vente permet-elle d’estimer un autre appartement de la rue ?

Elle fournit un repère, à compléter par des biens comparables et les caractéristiques du logement : étage, lumière, état, ascenseur, copropriété et environnement immédiat. Une transaction unique ne constitue pas une moyenne de marché.

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